Connexion

Votre Langue

French Arabic Chinese (Simplified) Dutch English Spanish Turkish

Khady Sylla , un ange est parti ...

Filmographie

 « Dakar Deuk raw »

 

Daar Deuk Raw  part d’une enquête sur les premiers habitants de la ville, elle s’intéresse à l’histoire de Dakar mais vu à travers une communauté traditionnelle du Sénégal, les lebous. Les Lébous entretiennent un rapport particulier  à la terre de leurs ancêtres.

Dakar deuk raw est le premier nom donné à Dakar par les autochtones. Cette appellation était sensée traduire la protection des habitants par des esprits, grâce à des rituels mystiques et traditionnels . Mais aujourd’hui  ce rapport au mystique  disparait progressivement  pour laisser place à un Dakar qui se veut moderne  et développer.

Synopsis

 

Une fenêtre ouverte de Khady Sylla

Comment dire la folie ? Comment exprimer la souffrance qui l’accompagne? En 1994, alors qu’elle-même basculait dans la maladie, Khady Sylla, la réalisatrice, rencontre Aminta Ngom qui exhibait alors sa folie librement sans craindre la provocation. Pendant ses années de souffrance, Aminta Ngom fût sa fenêtre sur le monde. Aujourd’hui Aminta vit recluse dans sa cour familiale. Khady lui rend visite... Effet de miroir, la folie et la souffrance d’Aminta Ngom renvoient à celles de Khady Sylla. Portrait, autoportrait : de qui ? De la maladie, des errements urbains, de la folie, de deux femmes, d’une Afrique fantôme? C’est sur ces questions que s’ouvre grand la fenêtre du film.

 

Hors Series

 

L’histoire se déroule dans la famille Diop composée du père (un facteur à la retraite) reconverti en cultivateur, son épouse (une caissière également à la retraite) et de leurs trois enfants, deux filles et un garçon.

 Ils habitent dans une maison située dans une des banlieues qui ceinturent si jalousement et si étroitement la belle ville de Dakar. Les Diop mènent une vie ordinaire qui ressemble à celle de la majeure partie des familles dakaroises, mais cette quiétude est interrompue par la diffusion, trois fois par semaine, d’une série télévisée intitulée “ Isabella ”, l’une de ses télénovelas qui passent en boucle sur le petit écran.

 À chaque fois qu’elle passe, cette série fait l’effet d’une bombe dans la capitale. En effet, elle s’est immiscée dans la vie des populations de manière si profonde qu’elle fait partie intégrante de leur vie. Son contenu s’est déteint comme de la peinture à eau sur le comportement et la pensée des Dakarois. Et “ Isabella ” est devenue une sorte de fil conducteur, un mode de vie qui tend à plonger les téléspectateurs dans une illusion de bonheur, tout en les rendant à la fois hyper nerveux, frivoles, artificiels, rêveurs et presque inaptes à la réflexion.

 

21 heures. Nous sommes à quelques minutes du début du film. Il règne un silence de mort dans la maison des Diop. Les comportements deviennent subitement bizarres, graves, comme si on assistait à un lever de rideau dont on voudrait donner toute une solennité.

C’est l’euphorie dans le salon où chacun cherche un bon emplacement pour savourer le nouvel épisode du fameux feuilleton. On psalmodie des prières afin qu’aucun incident ne vienne perturber la diffusion du téléfilm car cela ferait l’effet d’un… rêve avorté.

 Le générique commence à peine et… catastrophe !